La prison en question(s)

“Nous ne pouvons juger du degré de civilisation d’une nation qu’en visitant ses prisons”, disait Dostoïevski. A lire le récent rapport du Comité européen pour la prévention de la torture, la situation dans les prisons françaises ramène notre pays au Moyen Age ou presque.

“Traitements inhumains et dégradants”, “abus de placement” en cellule d’isolement, “détenus attachés à leur lit” à quoi s’ajoutent la surpopulation, l’incurie médicale et psychiatrique et le manque de moyens consacrés à la réinsertion : le constat est accablant et pose problème au pays des Droits de l’homme…

Date

Le jeudi 11 mars, à partir de 20h15

Lieu

A la cité Allende, 12 rue Colbert, maison des associations de Lorient

Format

Projection suivie d'un débat

Intervenant

Charlie Bauer

Sujet

L’état des lieux étant dressé, Le groupe libertaire Lochu - Ferrer (et fédération anarchiste Vannes - Lorient) accueille Charlie Bauer pour un débat “la prison en question(s)” sur la répression, l'enfermement et la justice, le jeudi 11 mars, à partir de 20h15, à la cité Allende, 12 rue Colbert, maison des associations de Lorient.

La soirée débutera par la projection du nouveau film documentaire (54 minutes) autour de Charlie Bauer, “Rouge bandit”, réalisé en 2009 et qui a été un des moments forts du festival du film militant d'Aubagne en octobre dernier. http://www.unifrance.org/film/31185/rouge-bandit

Fin des années 50, Charlie Bauer, alors adhérent aux Jeunesses Communistes, rompt avec les directives du Parti qui a voté les crédits de guerre pour l'intervention militaire en Algérie. Dès lors, il se radicalise dans ses luttes contre les injustices sociales en pratiquant la propagande par le fait - expropriation, redistribution de la marchandise, attaque de train, aide aux désertions … - et s'implique au côté du FLN contre la guerre coloniale en Algérie. Il est arrêté, torturé, et effectuera 25 ans de prison dont 9 en Quartier de Haute Sécurité (QHS). Il se liera avec Mesrine justement pour combattre ces QHS, véritable machine à broyer les individus.

Durant son séjour en prison, il passe deux licences universitaires, en psychologie et en philosophie, et un doctorat d’anthropologie sociale. Sorti de prison en 1988, il rédige deux ans plus tard une autobiographie, Fractures d'une vie, qui se vend à 150 000 exemplaires. Son intransigeance, sa radicalité se confirment et aujourd'hui même au moyen du verbe armé. Ilcombat toutes les injustices, tous les enfermements.

L'entrée est libre.

agenda/lochuferrer/la_prison_en_question_s.txt · Dernière modification: 30/06/2013 14:33 (modification externe)