Contenu du FSL
Comment participer ?
“Pourquoi-Pas” regroupe des Ateliers d'initiatives citoyennes sur le pays d'Auray.
Actuellement: Urbanisme, Environnement, Energie, Lien social, Impartialité et Monnaie.
(Si une personne - ou mieux deux car c'est déjà une équipe - se sent motivée, elle peut créer un nouvel atelier. Les divers ateliers ont droit à la parole lors de la réunion mensuelle
Notre perspective: liberté, égalité, fraternité. Démocratie, imagination et non-violence
Mel :Pourquoi Pas
Web : http://pourquoipas56.com
L'État actuel
Paroles, gestes, réflexions et solutions
La banque prétend fonder la confiance! Mais c'est un mythe, la confiance pré-existe, sans argent, entre humains, tout à fait laïquement, par exemple dans un troc qui marche. La confiance a besoin de réciprocité, d'égalité. La relation humaine, politique au sens le plus large, précède la banque. Celle-ci ne peut qu'exploiter (dilapider, conserver ou au mieux faire croître) une confiance déjà-là grâce à un cadre de respect réciproque, d'égalité de considération allant pour certains jusqu'à la fraternité et dont la généralisation se nomme “État de droit”. La valeur liberté, si absolutisée par les tenants de la banque actuelle, est une valeur mais elle ne peut pousser qu'avec la valeur égalité. Une valeur ne peut exister seule. Les valeurs co-existent ou ne sont plus si l'une néglige l'autre. La complémentarité des valeurs a été démontrée par Albert Camus il y a plus de 50 ans.
Tout à l'air “O.K.”, on voit la banque centrale fabriquer les billets. Ça a l'air public mais c'est déjà un consortium de banques privées, dirigées par qui? Peu importe au fond mais ce n'est pas démocratique. Ce faisant, quelques zapifious à la tête de la corporation bancaire aspirent l'argent naissant de l'activité des populations qui est la richesse. Pour pas cher: moins de 1% à payer. Cette nouvelle monnaie n'a rien à voir avec l'inflation mais correspond à l'augmentation des biens et des services produite par le travail utile (rémunéré ou non) de tous. La tête passée, la pente est donnée et le reste va suivre. Confisqué à l'intérêt général, cet argent est vite appelé “dette publique”. Car non contente de créer la monnaie (pouvoir du roi), la haute banque, gonflée, assure sa main mise en achetant les dettes d'États rendues nécessaires par l'interdiction faite aux pouvoirs politiques (Loi de janvier 1973* déjà à Paris, puis Maastricht art 104 et Lisbonne art 123) de créer une monnaie publique. Contre intérêts bien sûr (minimum 3%), déjà la culbute quasiment sans travail et à la tête du pays-client! “Nos” États ne doivent pas d'argent (et la Grèce non plus) à des nécessiteux mais à quelques profiteurs géants et à leurs féaux complices ou hypnotisés par l'or et acquis à leur service ou qui ordinairement se taisent. Ça coûte cher d'arroser en permanence du beau linge pour modeler, conserver et accroître le nombre des ploutocrates. Pour acheter leur silence, leur et notre inconscience. Quel gaspillage!
Pourtant il faut se le rappeler souvent: l'argent n'est pas la richesse, il ne fait que représenter la richesse… et la rend captable. L'argent ne travaille pas. C'est toujours quelqu'un-e qui travaille pour produire ce qu'un-e autre aura peut-être sans travailler alors qu'un-e troisième ne l'aura pas même en travaillant.
Dois-je rembourser un voleur qui vient me revoler? Dois-je céder à la concussion? Non. Ne pas payer, “faire défaut” est la seule attitude digne de la part d'un État qui respecterait la démocratie qu'il affiche. Négociations permanentes à engager entre toutes les nations (pas seulement les 20 plus riches) pour effacer communément, progressivement selon un calendrier et équitablement les dettes publiques. Accords internationaux sur une fiscalité commune. Pas facile avec notre ONU malade, mais un créneau se tient là. La tentation de certains a été et sera encore de défendre ses citoyens d'abord. C'est une impasse déjà explorée par les fascismes allemand, italien, etc. Même en libérant la monnaie dans son pays sans égards pour les autres et en montrant du doigt les chefs de la haute banque on n'arriverait encore qu'à éliminer l'ethnie dont ils sont (Auvergnats, Basques, Bretons, Calabrais, Catalans, Corses, Écossais, Irlandais, Juifs, Libanais, Siciliens, etc…). La haute banque sait se défendre et se sert des nationalismes chauvins. Et après guerres mondiales et génocides, rien ne serait règlé. L'équité de l'échange permet de surseoir à la prédation et à la violence. Pour la paix et la prospérité, nous devons remettre le pouvoir de l'argent courageusement à sa place. La violence ne doit pas être notre fait d'autentiques révolutionnaires.
- Annulation générale des dettes d'État. Pas seulement celles du Tiers-Monde! Nous n'obtiendrons probablement que du lâchage de lest marginal au début (ex: la dette d'Haïti). - Reprise de la création publique de monnaie par des banques centrales indépendantes des financiers bien sûr, mais aussi le plus possible des exécutifs. La banque centrale allemande, suite à son histoire, a ici largement raison et c'est dans cette direction qu'on doit développer la nouveauté: un pouvoir monétaire populaire (monétatif) autonomisé par rapport aux politiciens et aux gouvernants. Comment?
Une intervention de citoyennes et de citoyens déliés de la corporation bancaire faillie et des politiques trop à ses ordres, est organisable. On peut commencer partout où une confiance locale se noue entre partenaires banquiers, usagers, politiciens et fisc. Tout le monde est concerné par la monnaie. Effectuer des tirages au sort d'usagers qui deviennent jurés. Les accompagner de spécialistes du fisc et de la banque qu'on peut connaître (si possible un jour, élus par leurs collègues. Beaucoup ne sont plus dupes de leurs hiérarchies). Avec l'aide de quelques élus favorables, ils formeront un conseil officieux auprès de chaque banque ou institution financière du même ressort. Ils pèseront. Objectif: rendre ce partenariat officiel. Le chemin passera souvent par la mise en place d'une monnaie complémentaire (locale, régionale ou mieux) équitable, pédagogique et exemplaire (prise en compte monétaire des exclus de l'emploi et des tâches utiles non-reconnues). Peu à peu, la meilleure monnaie donnera confiance et chassera la mauvaise. Instruits par l'histoire nous devons nous attendre à des réactions autoritaires de la banque établie (Wörgl 1932, Lignières en Berry 1956) mais aussi à des dérapages mafieux (Argentine 2000) de monnaies nouvelles. Le salut tiendra au nombre d'initiatives rendant l'autoritarisme, volontiers juridique, inopérant, à leur honnêteté interne et à leur esprit permanent de dialogue et d'élargissement.
La fraternité humaine construit un État de droit par le fait, avant toute banque et même avant toute monnaie. La banque nouvelle qui naîtra-survivra à cette régularisation, aura obligation d'appliquer ou de revenir au principe démocratique: un homme, une voix. La haute banque n'ose pas dire son nom. Elle crie ainsi sa faiblesse réelle: l'absence de légitimité. Mais elle est forte d'habitudes mentales utiles (je dois payer mes dettes) ou futiles (l'or et l'argent sont la richesse). Maîtresse du crédit, elle a “le pouvoir des pouvoirs”, c'est elle le véritable État actuel. * Depuis 1973, année de la trahison monétaire en France, la nation a payé en intérêts quasiment l'équivalent de sa dette publique actuelle! C'est l'oubli de ce principe qui a précipité le “Crédit Agricole” vers l'abandon de la mutualité coopérative dont il était né en 1945. Le même oubli est à l'oeuvre en 2010, dans la transformation actuelle des Caisses d'Épargne espagnoles en banques commerciales. Des menaces similaires pèsent sur toute banque coopérative. Je le sais, je suis à la NEF.
Cordialement et polycitoyennement
Michel Portal